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Essai SYNC
Notre approche

Chez nous, l’Europe d’abord.

Avant de choisir un agent de prospection IA, un acheteur européen prudent pose trois questions : où sont conservées les données, le droit de quel pays peut les atteindre, et jusqu’où l’IA peut décider seule. Cette page expose les réponses de l’Europe, la façon dont nous construisons SYNC à partir d’elles, et ce qui nous manque encore.

Données stockées en Irlande. Modèles d’IA hors de l’UE, ou sans région fixe. Une personne valide avant tout envoi.

Conçu par
iSyncSO, Doorn, Pays-Bas
Espace de travail
Données stockées dans l’UE (Irlande)
Modèles d’IA
Traitement hors de l’UE, ou sans région fixe
Avant tout envoi
Une personne valide, par défaut
Pourquoi maintenant

Où sont les données, et qui peut être contraint de les remettre.

Deux fois en cinq ans, la plus haute juridiction de l’UE a invalidé le cadre que la Commission avait approuvé pour transférer des données personnelles vers des entreprises américaines. Un troisième cadre est en place depuis 2023. Il a passé un premier contrôle judiciaire, puis un pourvoi a été formé.

Dans le même temps, le droit d’un pays peut suivre ses entreprises à l’étranger. Ce n’est pas propre aux États-Unis : depuis le 18 août 2026, le droit de l’UE permet aussi à une autorité d’un État membre, dans une procédure pénale, d’ordonner à un prestataire qui offre des services dans l’UE de remettre des preuves électroniques, où que les données soient stockées (Règlement (UE) 2023/1543).

Stocker les données en Europe règle la question du lieu. Le droit qui peut les atteindre dépend de qui les détient ou les contrôle, et du lieu où cette entreprise et son groupe sont établis ou exercent leur activité. C’est pourquoi un acheteur européen prudent pose les deux questions.

  1. 2015

    Fin du Safe Harbour.

    Le 6 octobre 2015, la Cour de justice de l’UE a invalidé la décision Safe Harbour de la Commission. C’était une décision d’adéquation : le constat, par la Commission, qu’un pays hors de l’UE protège assez bien les données personnelles pour qu’on puisse les y transférer sans autre condition.

    Communiqué CJUE 117/15 (C-362/14) (EN) 
  2. 2018

    Le CLOUD Act.

    Cette loi américaine a été signée le 23 mars 2018. Lorsqu’il reçoit une injonction américaine valable, comme un mandat de perquisition ou une décision de justice, un fournisseur de services de communication ou de cloud doit conserver ou communiquer les données qu’il a en sa possession, sous sa garde ou sous son contrôle, qu’elles soient stockées aux États-Unis ou ailleurs.

    Public Law 115-141, Division V, congress.gov (EN) 
  3. 2020

    Fin du Privacy Shield.

    Le 16 juillet 2020, la Cour a invalidé la décision d’adéquation relative au Privacy Shield. Elle a jugé que les programmes de surveillance américains qu’elle avait examinés ne se limitaient pas au strict nécessaire. Les clauses contractuelles types, des modèles de clauses approuvés par la Commission pour transférer des données à l’étranger, sont restées valables, à condition que l’expéditeur vérifie que le droit du pays de destination leur permet de jouer leur rôle en pratique.

    Communiqué CJUE 91/20 (C-311/18) (EN) 
  4. 2023

    Un troisième cadre.

    Le 10 juillet 2023, la Commission a adopté une nouvelle décision d’adéquation, pour le cadre de protection des données UE-États-Unis (Data Privacy Framework). Elle couvre les entreprises américaines qui adhèrent au cadre en s’engageant à respecter un ensemble détaillé d’obligations en matière de vie privée.

    Commission européenne, IP/23/3721 (EN) 
  5. 2025

    Le cadre résiste à un premier recours.

    Le 3 septembre 2025, le Tribunal de l’UE a rejeté un recours en annulation de la décision d’adéquation de 2023, qu’il a jugée telle qu’elle se présentait à la date de son adoption. Un pourvoi a été formé devant la Cour de justice en octobre 2025.

    Communiqué CJUE 106/25 (T-553/23) (EN) Pourvoi C-703/25 P, Journal officiel (EN) 
Ce que l’Europe fait autrement

D’abord les droits, puis les règles de la technologie.

Vie privée : un droit.

Le RGPD, la loi européenne sur la protection des données depuis 2018, est pensé à partir de la personne. Son premier article dit qu’il protège les libertés et droits fondamentaux des personnes physiques, « et en particulier leur droit à la protection des données à caractère personnel ». La Charte des droits fondamentaux de l’UE consacre à ce droit un article à part entière, l’article 8.

RGPD, article 1 et considérant 1 (EN) 

L’IA sous contrôle humain.

Le règlement sur l’IA de 2024 fixe des règles selon le risque. Parmi ses objectifs déclarés : « promouvoir l’adoption d’une intelligence artificielle (IA) axée sur l’humain et digne de confiance ». La conception d’un système à haut risque doit permettre « un contrôle effectif par des personnes physiques », qui peuvent décider de ne pas l’utiliser, passer outre ses résultats ou l’arrêter. Après une modification adoptée en 2026, ces règles s’appliquent à la plupart des systèmes à haut risque à partir du 2 décembre 2027.

Règlement sur l’IA, articles 1 et 14 (EN) Règlement (UE) 2026/1744 (EN) 

L’humain au centre.

Dans une déclaration commune sur les droits numériques, signée en décembre 2022 (un engagement politique, pas une loi), le Parlement européen, le Conseil et la Commission décrivent une voie européenne pour la transformation numérique qui place les personnes au centre, avec la liberté de choix face aux algorithmes et à l’IA, et la maîtrise de chacun sur ses données.

Déclaration sur les droits et principes numériques (EN) 
Notre exigence

La voie européenne, pour tous.

Nous visons le respect des règles européennes comme le RGPD et le règlement sur l’IA. Et nous allons plus loin : nous concevons nos logiciels avec un regard européen.

Sur le marché européen, c’est indispensable. Pour nous, c’est aussi tout simplement notre façon de construire, parce que nous pensons que chaque marché s’en porte mieux. SYNC n’est donc pas réservé à l’Europe. La protection que la voie européenne offre aux personnes doit les accompagner, d’où qu’elles viennent.

Ce que cela change dans SYNC

Ce qui s’applique aujourd’hui, et ses limites.

Ce sont les règles que le produit applique aujourd’hui, pas des projets. Les limites figurent sur la même page, car un acheteur ne devrait pas avoir à les découvrir plus tard.

Ce qui s’applique

  • 01Votre espace de travail est hébergé dans l’UE.Dossiers, brouillons, messages envoyés et réponses se trouvent dans votre propre espace de travail, stocké en Irlande. Une copie des messages que vous envoyez se trouve aussi dans votre propre Outlook ou Gmail.
  • 02Par défaut, un humain valide.Chaque compte démarre avec une validation à chaque envoi, relances comprises : rien ne part avant qu’une personne l’ait validé. Vous pouvez assouplir cette règle compte par compte.
  • 03Chacun peut dire stop.Sur la page publique de désinscription, app.isyncso.com/opt-out, ou en écrivant à innovate@isyncso.com. L’adresse est alors bloquée dans tous les espaces de travail. Une personne étudiée par SYNC peut demander ce qui est conservé à son sujet, ou en demander la suppression. Nous répondons dans un délai d’un mois.
Les autres règles de SYNC, dont le rythme et « pas de dossier, pas de message » 

Les limites

Nos fournisseurs de modèles d’IA traitent des données hors de l’UE.

Aucun ne garantit un traitement dans l’UE. Le modèle chargé d’une tâche dépend de la tâche. Voici les fournisseurs de notre liste de sous-traitants, avec ce que cette liste dit de chacun. Quand un fournisseur ne publie pas où il héberge les données, la liste met sa localisation entre crochets jusqu’à confirmation.

Fournisseurs de modèles d’IA et lieu de traitement des données
FournisseurLieu
AnthropicÉtats-UnisLes données sont stockées aux États-Unis. Par défaut, une requête peut être traitée dans n’importe quelle région ; l’API d’Anthropic n’a pas d’option UE.
OpenAIVia Groq et Together AISYNC exécute les modèles ouverts d’OpenAI (gpt‑oss) sur Groq et Together AI ; aucune donnée n’est transmise à OpenAI.
GooglePas de région fixeGoogle peut traiter les requêtes dans tout pays où il dispose d’installations. Une région UE existe sur Google Cloud (Vertex AI), que nous n’utilisons pas.
Moonshot AI (Kimi)Via Together AIKimi tourne sur les serveurs de Together AI ; aucune donnée n’est transmise à Moonshot AI.
Together AI (modèles ouverts)Pas de région fixeTogether choisit le centre de données à chaque requête. Un hébergement exclusivement dans l’UE exige un point de terminaison dédié, que nous n’utilisons pas.
DeepInfraÉtats-UnisHéberge le modèle d’embeddings ouvert qu’utilise SYNC (multilingual-e5-large-instruct). [Durées de conservation à confirmer]
GroqÉtats-UnisGroq peut aussi traiter des données dans d’autres pays où il opère. Une région UE n’est proposée que dans sa formule Enterprise ; non utilisée.
La liste complète des sous-traitants 
  • Nous sommes hébergés aux États-Unis.L’application et ce site sont hébergés par Vercel. Ses fonctions tournent à Washington, D.C. ; les pages sont servies depuis le point de présence le plus proche du visiteur. Une région UE existe ; nous ne l’avons pas encore choisie.
  • Stocké en Irlande ne dit pas tout.Notre base de données tourne chez Supabase, dans la région Irlande d’Amazon Web Services. AWS est une entreprise américaine, et Supabase indique que sa société américaine assure le support et l’exploitation. Plusieurs de nos autres prestataires traitent des données aux États-Unis. La question de savoir quel droit peut atteindre les données se pose donc aussi pour SYNC.Supabase, FAQ sur la résidence et les transferts de données (EN) 
Sans détour

Ce que nous n’affirmons pas.

Une page sur l’Europe appelle les grands mots. Voici ceux que nous laissons de côté, et pourquoi. Une question à ce sujet : innovate@isyncso.com.

01Qu’aucune donnée ne quitte l’Europe.Ce n’est pas le cas. Les données de l’espace de travail sont stockées en Irlande ; nos fournisseurs de modèles d’IA et notre hébergement traitent des données hors de l’UE.
02Que prospecter avec SYNC soit légal ou conforme.Un juriste examine les questions juridiques liées à l’e-mail B2B à froid. Tant que cet examen n’est pas terminé, nous ne disons rien à ce sujet, et les règles que SYNC respecte ne dispensent d’aucune loi.
03Que le règlement IA impose un contrôle humain à SYNC.La prospection commerciale ne figure pas sur la liste des usages à haut risque du règlement. Nous utilisons l’article 14 comme repère pour notre propre conception, rien de plus.
04Un certificat.Nous ne détenons aujourd’hui aucune certification SOC 2 ou ISO 27001.
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